Prédation
Anax empereur

Qui mange qui ?

Ne soyons pas dupe, qu’ils soient petits ou grands, les odonates sont des chasseurs et des prédateurs et s’alimentent d’autres insectes (papillons, syrphes, mouches, moustiques…) mais aussi entre espèces, les plus grandes capturant les plus petites. Ils se trouvent de ce fait en bout de chaîne alimentaire et sont donc menacés par les pesticides qui s’accumulent et que l’on repère à plus forte dose à leur niveau. La larve est carnivore et capture des proies vivantes à l’aide d’un masque articulé qu’elle projette. Les prédateurs naturels des libellules sont certains oiseaux insectivores comme le gobe-mouche gris, le guêpier d’Europe ou le faucon hobereau. Les araignées tisseuses de toiles comme les épeires, les capturent bien souvent. Mais un autre danger, bien moins naturel les guette, du fait que les odonates pour se reproduire ont le besoin impératif de la présence d’eau, qui doit de plus être de qualité. La suppression par l’homme des mares de ferme et l’assèchement des zones humides, qui ont eu lieu au cours de ces dernières décennies, contribuent à leur raréfaction. La présence sur un secteur donné, d’un nombre important d’espèces de libellules, est un bon indicateur de la biodiversité du site. En revanche les milieux pollués accueillent très peu de libellules, avec une faible variété.

© CK

Une mare pour les libellules

Orthetrum cancellatum